Archive de la catégorie ‘Poissons carnassiers’

Le silure glane

Vendredi 21 avril 2017

Le silure glane (Silurus glanis) est un poisson de très grande taille appartenant à la famille des Siluridae. Sa tête est massive et aplatie (jusqu’à 30 % de son poids total), sa bouche très large porte 6 barbillons et est pourvue de lignes de dents petites et nombreuses, lui permettant d’engloutir de grosses proies.

Silure glane - Geay (17) - 01

Silure glane de 08 Kg pour 0,95 m, pris à la plombée coulissante au lombric dans le canal de l’UNIMA – Geay (17)

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Son corps allongé est vert-brun à blanc-noir, son ventre est clair, jaune ou blanc, et il possède 7 nageoires, dont 2 pectorales très larges, 2 ventrales moins larges, une nageoire dorsale minuscule, une nageoire ventrale très longue, et la nageoire caudale. La taille des sujets les plus souvent rencontrés est de 0,80 à 2 mètres, mais il peut atteindre un peu plus de 2 mètres cinquante, pour un poids de plus de cent kilogrammes.

Silure glane - Geay (17) - 02

Même spécimen vu de face.

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Ce poisson s’adapte facilement à tout type d’habitat pourvu que l’eau y soit assez chaude et abondante en nourriture. C’est un prédateur opportuniste vivant généralement près du fond où à proximité des berges où il se cache dans l’attente d’une proie. Il peut chasser en journée, mais il est surtout actif dès le coucher du soleil, à la recherche de toute nourriture jusqu’au crépuscule.

Silure glane - Port-d'Envaux (17) - 01

Silure glane de 25 Kg pour 1,42 m, pris à la cuillère à alose dans la Charente – Port-d’Envaux (17)

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L’adulte chasse seul, et pour lui seul. Il se nourrit de poissons, dont certains peuvent faire jusqu’au tiers de sa propre taille, et aussi de grèbes, de poules d’eau et de canetons. Les très gros sujets s’attaquent volontiers à des oiseaux plus gros comme le cormoran ou le cygne, voire à des ragondins. Dans notre secteur, il est présent dans la Charente, la Boutonne et le canal de l’UNIMA.

Silure glane - Port-d'Envaux (17) - 02

Même spécimen allongé dans l’herbe avant sa remise à l’eau.

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Techniques de pêche : conseil personnel

Très apprécié d’une nouvelle catégorie de pêcheurs, le silure est reconnu pour sa puissance et les combats de titans qu’il engendre lors de sa capture ! La plupart d’entre eux le pêche à la ligne flottante avec de gros vifs, voire au lancer avec toutes sortes de leurres. J’ai pour ma part une préférence pour la pêche à la plombée coulissante en utilisant comme appât un vif (ablette, gardon), ou un gros ver de terre (lombric). Comme pour la pêche de la carpe, la canne devra être solide et le moulinet capable de recevoir au moins 150 mètres de 35/100 minimum ! Comme toujours la plombée devra être adaptée en fonction du courant, et sera arrêtée par un émerillon assez gros retenant un bas de ligne de 40 cm en 30/100 minimum avec au bout un hameçon simple du n° oo au n°o4. La canne devra être bien fixée sur les supports et le frein réglé correctement car le départ est franc et brutal !

La perche commune

Jeudi 20 avril 2017

La perche commune (Perca fluviatis), ou perche francheest un poisson prédateur de taille moyenne à grande appartenant à la famille des Percidae, et qui vit dans les eaux douces du continent européen. Son dos est de couleur gris-vert, les flancs étant plus clairs avec des bandes sombres. Son ventre est blanc et il est doté de 2 nageoires dorsales séparées, les nageoires pelvienne et anale étant orangées à rougeâtre. Sa longueur peut atteindre plus de 50 cm pour 4,500 kg.

Perches communes - Taillebourg (17)

Perches communes prises au lancer avec un petit poisson nageur dans la Charente – Taillebourg (17)

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La perche vit de préférence ans les eaux calmes des lacs ou ralenties des rivières, appréciant les zones où elle peut se dissimuler (arbres ou branches immergés, rochers, etc…). C’est un poisson grégaire, qui forme des groupes de sujets de mêmes générations, hormis pour les perches âgées qui vivent solitairement. Les premières années, il se nourrit en grande partie de zooplancton, de larves, de crustacés et divers petits invertébrés, en chassant à vue le jour et au moyen de ses organes des sens la nuit.

Perche commune - Geay (17)

Perche commune prise à la dandinette au ver dans le Canal de l’UNIMA – Geay (17)

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La nourriture principale de l’adulte est composée de petits animaux vivants, mais, très adaptable, il peut aussi se contenter de ce qui est disponible, voire se rabattre sur le cannibalisme, si la nourriture manque. Les individus les plus grands sont trouvés dans les milieux dont les eaux sont plus transparentes, ce qui facilite la chasse à vue. Inversement, dans les eaux plus sombres, les perches sont plus petites. Dans notre secteur, nous la trouvons principalement dans la Charente, le Canal de l’UNIMA, et les fossés de drainage dans les marais.

Perche commune - Port d'Envaux (17)

Perche commune d’une livre prise au lancer dans la Charente avec une cuillère tournante  - Port-d’Envaux (17)

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Techniques de pêche : conseil personnel

La perche est un poisson vorace très intéressant à pêcher, surtout pour l’excellente qualité de sa chair ! Nous pouvons le capturer à la ligne flottante au ver ou au petit vif, au lancer léger à la cuiller, au petit leurre souple ou au petit poisson nageur, …. mais la technique, pour moi la plus distrayante, surtout lorsque les eaux commence à se rafraîchir à la fin de l’été, reste la « dandinette ». Elle consiste à utiliser une canne à anneaux légère et pas trop courte (3 mètres est un minimum, l’idéal étant 4 mètres), équipée d’un moulinet rempli de fil en 24/100, la ligne étant composée d’une olive coulissante et brillante d’une dizaine de grammes arrêtée par un petit émerillon, celui-ci retenant un bas de ligne court en 18 ou 20/100 (20 cm maximum) sur lequel est fixé un hameçon simple n° 8 ou 10. La technique est simple : après avoir esché l’hameçon d’un beau ver de terreau, voire d’un tout petit vif (goujon, ablette), longer les bords des berges des rivières ou des canaux et lancer la ligne pas trop loin, faire évoluer l’esche et la plombée sur le fond puis la remonter légèrement pour la faire retomber immédiatement, cette action étant pratiquée en permanence jusqu’à la touche (mouvement de « dandine »).