Archive de la catégorie ‘Poissons blancs’

Le rotengle

Dimanche 4 juin 2017

Le rotengle (Scardinius erythrophthalmus) est un poisson appartenant à la famille des Cyprinidae et qui vit dans les eaux calmes d’Europe et d’Asie. Grégaire, il ressemble beaucoup au gardon avec lequel il s’hybride couramment vu que ces 2 espèces cohabitent souvent, mais le rotengle est plus fort et plus résistant. Pouvant atteindre un poids dépassant le kilo pour une longueur de 40 cm, Il est souvent brillant et ses nageoires sont de couleur rouge sang, surtout lors du frai. Les nageoires pelviennes sont situées bien à l’avant de la bordure de la nageoire dorsale, tandis qu’elles se trouvent plus ou moins au même niveau chez le gardon.

Rotengle - Cabariot (17)

Rotengle pris à la ligne flottante à l’asticot dans l’étang des Moulins du Giroins – Cabariot (17)

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Le rotengle est omnivore et, suivant les circonstances, son alimentation est soit animale (insectes et larves d’insectes, zooplancton …) ou végétale (mousses, grandes algues, feuilles de potamots …). Il apprécie les eaux lentes avec de la végétation (bras morts et étangs). L’hiver, il séjourne en eau plus profonde pour hiberner. Il vit habituellement en bancs, souvent en compagnie d’autres espèces comme le gardon, la brème bordelière et l’ablette, proies elles aussi convoitées par les carnassiers. Dans notre secteur, il est présent dans la Charente, la Boutonne, et le Canal de l’UNIMA.

Rotengle - Port-d'Envaux (17)

Rotengle pris à la ligne flottante à l’asticot dans la Charente – Port-d’Envaux (17)

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Techniques de pêche : conseil personnel

Excellent vif pour tous les carnassiers, il se pêche comme le gardon, surtout dans les eaux calmes riches en herbiers. Une technique amusante consiste à le pêcher « à vue », en longeant les berges ensoleillées à la fin du printemps et en été. Il suffit de se munir d’une canne simple, légère et assez longue (4 m est un minimum), et d’y fixer une ligne composée d’un corps de ligne en 10/100, d’un flotteur supportant une plombée de 0,50 gr et d’un bas de ligne en 8/100 avec un hameçon n° 18. Comme les rotengles se nourrissent souvent en surface, il suffit alors de les repérer et de placer la ligne devant eux. Généralement, ils ne tardent pas à mordre, surtout si l’appât est un asticot ou un petit insecte vivant (mouche, fourmi volante … ).

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Le vairon

Samedi 22 avril 2017

Le vairon (Phoxinus phoxinus) est une petit poisson appartenant à la famille des Cyprinidae et commun dans les eaux douces et bien oxygénées d’Eurasie. Il aime plus particulièrement les eaux limpides, fraîches, peu profondes et graveleuses des petits ruisseaux comme des grandes rivières, des torrents et les lacs d’altitude à fond de graviers. Il affectionne les trous le long des berges et les herbiers aquatiques. Ils sont actifs et pélagiques d’avril à octobre, puis ils migrent vers les eaux profondes où ils sont plutôt passifs, vivant alors caché sous les pierres de novembre à la fin de l’hiver.

Vairon - Romegoux (17)

Vairon pris à la ligne flottante au pinkie dans le Bruant – Romegoux (17)

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Le vairon est allongé et cylindriforme de 2 à 10 cm de long. avec une tête à museau arrondi, des nageoires arrondies (la caudale étant nettement échancrée et la dorsale élevée), un dos gris verdâtre avec des rayures transversales foncées, des flancs argentés, un ventre blanc puis rouge cuivré chez le mâle en période de frai, des écailles discrètes, petites et denses (70 à 90 par ligne), et une ligne latérale interrompue.

Vairon - Saint-Porchaire (17)

Vairon pris à la ligne flottante au pinkie dans le Bruant – Saint-Porchaire (17)

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Ce poisson grégaire vit généralement en bancs compacts. Réputé vorace, il est omnivore : algues, débris végétaux, vers, petits mollusques, larves d’insectes, et même alevins. Dans notre secteur il est surtout présent dans le Bruant où il est très abondant.

Vairons - Romegoux (17)

Friture de vairons pris à la ligne flottante au pinkie dans le Bruant – Romegoux (17)

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Techniques de pêche : conseil personnel

Comme le goujon, le vairon est un très bon poisson mangé en fritures, et c’est un excellent vif, surtout pour la truite en rivière. Pour le pêcher dans le Bruant, se munir d’une petite canne télescopique de 3 mètres maximum. La ligne doit être fine (nylon de 08/100). Elle sera équipée d’un petit flotteur supportant une plombée de 30 à 40 grammes et d’un petit hameçon fin de fer n° 20 à 22 que l’on aura fixé directement sur elle. Après avoir exploré les berges, il faudra pêcher dans les trous entre les herbiers en utilisant comme appât de tout petits asticots (pinkies). Un amorçage de 3 à 4 petites boules bien serrées au départ permettra d’en rassembler un grand nombre rapidement.

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Le goujon

Samedi 22 avril 2017

Le goujon (Gobio gobio) est un petit poisson appartenant à la famille des Cyprinidae et qui autrefois était très commun dans les eaux douces d’Europe. Comme il est très sensible à la pollution de l’eau, les spécialistes le considèrent comme un des principaux bio-indicateurs de la qualité de l’eau. Son corps allongé (15 cm maximum pour un poids d’une trentaine de grammes) n’est pas aplati latéralement comme chez beaucoup de cyprinidés, mais il présente au contraire une section presque ronde. Il est essentiellement présent dans les eaux claires et rapides où les fonds sont sableux ou limoneux, et dans les plans d’eau non pollués. Il apprécie aussi les endroits riches en matières organiques et les rives peu profondes.

Goujon - Le Mung (17)

Goujon pris à la ligne flottante à l’asticot dans le Canal de l’UNIMA – Le Mung (17)

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Poisson grégaire, il aime vivre en bande d’une centaine d’individus. A l’état adulte, ses proies préférées sont les petits mollusques, les larves d’insectes, et les insectes tombés à l’eau ou en train d’émerger, qu’il prélève alors en surface. C’est un poisson fouilleur qui explore le fond grâce à deux barbillons (filaments tactiles) placés de chaque côté de la bouche. Il mord au ver et autres petits invertébrés ainsi qu’à la plupart des appâts conventionnels comme le maïs, la fécule de blé, la mie de pain. Dans notre secteur, il est présent dans la Charente, la Boutonne, et le Canal de l’UNIMA.

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Techniques de pêche : conseil personnel

Le goujon est un poisson renommé pour être manger en friture, mais c’est également un très bon « vif » pour les carnassiers. Comme il n’est pas très abondant dans notre secteur, il est souvent pris « accidentellement » en le pêchant à la ligne flottante. Par contre, il se prend surtout quand on pêche avec une ligne fine ( 8 ou 10/100 maximum) eschée d’un petit ver de terreau ou d’un asticot, du moment que l’appât traîne légèrement sur le fond.

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Le gardon

Vendredi 21 avril 2017

Le gardon (Rutilus rutilus) est un poisson de taille petite à moyenne, appartenant à la grande famille des Cyprinidae, et qui vit dans les eaux douces d’Europe et d’Asie occidentale. Mesurant généralement de 15 à 35 cm pour un poids de 50 g à 1 kg, il a une forme hydrodynamique (il est 4 fois plus long que large).

Gardon - Le Mung (17)

Gardon pris à la ligne flottante à l’asticot dans le canal de l’UNIMA – Le Mung (17)

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Il possède une nageoire caudale assez allongé et rougeâtre, sa nageoire dorsale et ses nageoires ventrales étant positionnées sur le même axe vertical . Il a un œil dont le tour est rougeâtre et une bouche plutôt horizontale.

Gardon - Port-d'Envaux (17)

Gardon pris à la ligne flottante à l’asticot dans la Charente – Port-d’Envaux (17)

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Ce poisson rustique vivant parfois en groupe important fréquente toutes sortes d’eaux, du moment que le milieu soit riche en végétaux, dont certains sont consommés par les jeunes et les adultes, et où les alevins puissent se cacher facilement. L’alevin et le tout jeune gardon se nourrissent d’abord de zooplancton, puis passe à un régime de macro-invertébrés benthiques (quand il mesure environ vers 1,5 cm).

Gardons - Romegoux (17)

Gardons pris à la ligne flottante à l’asticot dans le Bruant – Romegoux (17)

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A l’état adulte, ses proies préférées sont les petits mollusques, les larves d’insectes, et les insectes tombés à l’eau ou en train d’émerger, qu’il prélève alors en surface. Dans notre secteur, il est présent partout : dans la Charente, la Boutonne, le Bruand, le Canal de l’UNIMA, tous les plans d’eaux, et les fossés de drainage dans les marais.

Gardons - La Vallée (17)

Gardon pris à la ligne flottante à l’asticot dans un fossé de drainage – La Vallée (17)

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Techniques de pêche : conseil personnel

Le gardon est certainement le « poisson blanc » le plus recherché des adeptes de la pêche au coup. Pour le pêcher en eaux courantes, vous pouvez utiliser le même équipement que pour l’abletteà condition que la ligne soit un peu moins légère (fil de 10/100, flotteur d’au moins 1 gr, et hameçons n° 14 à 16). Par contre, le choix du poste a son importance et l’amorçage sera différent, de même que les esches utilisées : s’installer de préférence en bordure d’herbiers et appâter avec une amorce assez lourde et collante à base de chapelure de pain et de chènevis moulu ; escher l’hameçon avec des asticots, des grains de blés ou de chènevis cuits …. Il suffit alors de régler le flotteur de façon à ce que l’esche évolue juste au dessus du fond, puis dès que ligne est à l’eau, de la retenir avec la canne puis de la relâcher, cette action étant pratiquée en quasi-permanence (technique de l’aguichage). Un rappel régulier et léger de l’amorçage est indispensable pour maintenir les poissons sur le coup durant toute la partie de pêche !

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Le chevesne

Vendredi 21 avril 2017

Le chevesne ou chevaine (Squalius cephalus) est un poisson de la famille des Cyprinidae très fréquent dans les eaux douces d’Europe. On le rencontre principalement dans les rivières de 2ème catégorie, ainsi que les zones inférieures des rivières de 1ère catégorie. On peut aussi le retrouver également dans les fleuves et certains canaux. Le Chevesne adulte vit généralement entre deux eaux ou près du fond. En été il est souvent plus près de la surface et proche des berges à la recherche d’insectes alors qu’en hiver il descend vers le fond.

Chevesne - Le Mung (17)

Chevesne pris à la ligne flottante à l’asticot dans le canal de l’UNIMA – Le Mung (17)

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Chez l’adulte, le corps est cylindrique et allongé, couvert de grosses écailles. Il est caractérisé par une tête à front plat avec une bouche large. Le dos est généralement foncé (gris-noir) et les flancs brillants ou parfois légèrement dorés. Les grands spécimens atteignent 80 cm pour environ 4 kg. C’est une espèce grégaire se déplaçant en banc souvent composés d’individus de même taille. Ce poisson est omnivore. Il est réputé pour manger pratiquement tout : vers, larves, crustacés, mollusques, insectes, mousses de rivières, fruits et petits poissons. Dans notre secteur, il est présent surtout dans la Charente, la Boutonne, le Bruand, et le Canal de l’UNIMA. 

Chevesne - Romegoux (17)

Chevesne pris à la ligne flottante à l’asticot dans la Charente – Port-d’Envaux (17)

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Techniques de pêche : conseil personnel

Le chevesne est un poisson méfiant et plutôt bagarreur ! Pour le pêcher, on peut utiliser la technique de la ligne flottante en procédant exactement comme pour le gardon. Mais il se prend généralement « par accident » car il n’est pas forcément recherché. Pour le pêcher spécialement, surtout l’été, il faut s’équiper d’une longue canne à moulinet et le pêcher le long des berges mi-ombragées en utilisant des insectes naturels. Le moulinet sera équipé d’un fil de 20 à 25/100 sur lequel on fixera un plomb « grenaille » pas trop gros et on raccordera par un noeud assez solide un bas de ligne de 40 cm en 16 ou 18/100. L’hameçon utilisé peut être un n° 16 pour les petits insectes (fourmis volantes, mouches), un n° 10, n° 12 ou n° 14 pour les sauterelles selon leur taille.  L’action de pêche est simple : laisser flotter l’insecte choisi à la surface de l’eau et surveiller le gobage soudain et brutal du chevesne ; ferrer presque instantanément.

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