La brème commune

La brème commune (Abramis brama) est un poisson de taille moyenne à grande, appartenant à la grande famille des Cyprinidae, et qui vit dans les eaux douces d’Europe. Mesurant de 25 à 60 cm pour un poids de 500 gr à 4 kg,  il a la forme caractéristique d’un plateau plat de couleur vert bronze, avec des flancs gris et un ventre blanc. Sa bouche protractile (qui peut s’allonger en cas de besoin) lui permet notamment de manger des moules d’eau douce au fond de l’eau.

Brême commune - 1er spécimen - Cabariot (17)

Brème commune de 2 Kg prise à l’anglaise au feeder dans l’étang des Moulins du Giroins – Cabariot (17)

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Ce poisson grégaire fréquente les eaux calmes aux fonds vaseux et limoneux des cours d’eau larges et lents, des canaux, des lacs et des étangs. Il se nourrit principalement en filtrant efficacement les sédiments qu’il met en suspension, grâce à la structure du filtre branchial dont il dispose. Sa nourriture est variée : petits mollusques, larves d’insectes, vers, débris végétaux, et zooplancton. Dans notre secteur, il est présent dans la Charente, la Boutonne, le Canal de l’UNIMA, et la plupart des plans d’eau (Cabariot, Saint-Hyppolite, …).

Brême commune - 2ème spécimen - Cabariot (17)

Brème commune de 1,3 Kg prise à l’anglaise au flotteur dans l’étang des Moulins du Giroins - Cabariot (17)

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Techniques de pêche : conseil personnel

L’intérêt de pêcher la brème réside dans le fait qu’elle est assez facile à capturer et souvent de bonne taille. Elle se pêche essentiellement au coup, soit avec une canne télescopique, une canne à emboîtements ou une canne à l’anglaise. L’idéal est d’utiliser la technique anglaise à la plombée : se munir d’une canne à pêche à l’anglaise terminée par un scion spécifique (longueur : environ 3m50) ; équiper le moulinet d’un fil de 18 à 20/100, la ligne étant composée d’une cage coulissante plombée (feeder) d’un poids de 10 à 20 grammes, d’un petit émerillon, et d’un bas de ligne de 40 cm en 14/100 auquel on a fixé un hameçon assez solide (du n°12 au n°16 selon l’appât utilisé) ; appâter assez copieusement au départ avec une amorce lourde à base de chapelure de pain, escher l’hameçon avec de beaux asticots, un ver de terreau, de la mie de pain, voire des grains de blés cuits ; remplir le feeder d’amorce, voire d’asticots et lancer la ligne à l’endroit amorcé. Il n’y a plus qu’attendre la touche, bien visible grâce à la sensibilité du scion adapté pour cette technique !

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