Archive pour avril 2017

L’étang des Moulins du Giroins

Dimanche 23 avril 2017

A quelques kilomètres de Rochefort, sur la commune de Cabariot, un plan d’eau permet aux pêcheurs du secteur, ou à ceux de passage dans la région, de pratiquer leur passion dans un cadre superbe et reposant. En effet, celui-ci comporte une île et deux anses qui lui confèrent une forme découpée très appréciable.

Etang des Moulins du Giroins (01) - Cabariot (17)

Creusé en zone marécageuse, sa superficie est de 2 hectares et sa profondeur varie entre 0, 50 et 3 mètres.

Etang des Moulins du Giroins (02) - Cabariot (17)

Ce lieu de pêche possède de nombreux avantages : 2 parkings, dont un ombragé, sont à la disposition des pêcheurs ou des visiteurs ; plusieurs pontons et zones pour personnes à mobilité réduite ont été aménagés sur ses berges ; un lieu de restauration ainsi que des toilettes publiques sont situées juste à côté du parking non ombragé ; un chemin pédestre permet de se promener tout autour de l’étang en toute tranquillité.

Etang des Moulins du Giroins (03) - Cabariot (17)

Les berges faciles d’accès et bien entretenues permettent de nombreuses techniques de pêche : la pêche au coup traditionnelle, à la ligne flottante ou à la plombée coulissante ; la pêche à l’anglaise, au flotteur ou au feeder ; la pêche de la carpe, avec du maïs doux ou à la bouillette ; la pêche au lancer avec divers leurres ; la pêche au vif, à la ligne flottante ou à la plombée coulissante …

Etang des Moulins du Giroins (04) - Cabariot (17)

Les principales espèces présentes en ce lieu sont : le gardon, la brème commune, le carassin commun, la carpe (« commune », « cuir », « miroir ») et le black-bass. D’autres espèces peuvent également être capturées : l’anguille, le brochet (quelques rares spécimens) et le poisson-chat.

Etang des Moulins du Giroins (05) - Cabariot (17)

Tous les ans, pour l’ouverture de la truite (mi-mars), plus de 200 Kg de truites arc-en-ciel sont déversées dans l’étang ; le nombre de captures par jour est limité à 6 !

Le vairon

Samedi 22 avril 2017

Le vairon (Phoxinus phoxinus) est une petit poisson appartenant à la famille des Cyprinidae et commun dans les eaux douces et bien oxygénées d’Eurasie. Il aime plus particulièrement les eaux limpides, fraîches, peu profondes et graveleuses des petits ruisseaux comme des grandes rivières, des torrents et les lacs d’altitude à fond de graviers. Il affectionne les trous le long des berges et les herbiers aquatiques. Ils sont actifs et pélagiques d’avril à octobre, puis ils migrent vers les eaux profondes où ils sont plutôt passifs, vivant alors caché sous les pierres de novembre à la fin de l’hiver.

Vairon - Romegoux (17)

Vairon pris à la ligne flottante au pinkie dans le Bruant – Romegoux (17)

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Le vairon est allongé et cylindriforme de 2 à 10 cm de long. avec une tête à museau arrondi, des nageoires arrondies (la caudale étant nettement échancrée et la dorsale élevée), un dos gris verdâtre avec des rayures transversales foncées, des flancs argentés, un ventre blanc puis rouge cuivré chez le mâle en période de frai, des écailles discrètes, petites et denses (70 à 90 par ligne), et une ligne latérale interrompue.

Vairon - Saint-Porchaire (17)

Vairon pris à la ligne flottante au pinkie dans le Bruant – Saint-Porchaire (17)

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Ce poisson grégaire vit généralement en bancs compacts. Réputé vorace, il est omnivore : algues, débris végétaux, vers, petits mollusques, larves d’insectes, et même alevins. Dans notre secteur il est surtout présent dans le Bruant où il est très abondant.

Vairons - Romegoux (17)

Friture de vairons pris à la ligne flottante au pinkie dans le Bruant – Romegoux (17)

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Techniques de pêche : conseil personnel

Comme le goujon, le vairon est un très bon poisson mangé en fritures, et c’est un excellent vif, surtout pour la truite en rivière. Pour le pêcher dans le Bruant, se munir d’une petite canne télescopique de 3 mètres maximum. La ligne doit être fine (nylon de 08/100). Elle sera équipée d’un petit flotteur supportant une plombée de 30 à 40 grammes et d’un petit hameçon fin de fer n° 20 à 22 que l’on aura fixé directement sur elle. Après avoir exploré les berges, il faudra pêcher dans les trous entre les herbiers en utilisant comme appât de tout petits asticots (pinkies). Un amorçage de 3 à 4 petites boules bien serrées au départ permettra d’en rassembler un grand nombre rapidement.

La truite arc-en-ciel

Samedi 22 avril 2017

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est un poisson appartenant à la famille des Salmonidae et originaire du continent Nord-américain où il est commun, mais il se trouve également en Europe et en Amérique du Sud, où il a été introduit. Cette introduction dans les biotopes européens a un impact défavorable sur la faune aquatique car elle entre en concurrence avec la truite sauvage (Salmo trutta fario) sur les mêmes niches écologiques, en raison non seulement de son comportement (plus grégaire) et de ses habitudes alimentaires (taux de grossissement annuel plus élevé). Non originaire d’Europe, sa présence dans les cours d’eau du continent est due à des années de déversements incontrôlés sur ce territoire.

Truites arc-en-ciel - Cabariot (17)

Truites arc-en-ciel prises à la ligne flottante au ver de farine dans l’étang des Moulins du Giroins – Cabariot (17)

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Cette espèce mesure une longueur maximale observée de 120 cm pour le mâle, son poids maximum observé est de 25 kg, et sa longévité maximale observée est de 11 ans. Dans son biotope d’origine, elle se reproduit naturellement en eau libre dès que la femelle atteint une taille d’une trentaine de centimètres. En Europe, les conditions d’une reproduction naturelle ne sont pas réunies. Cette anomalie s’explique en partie du fait que sa période de frai coïncide avec la période d’ouverture de la pêche des salmonidés, et que les poissons introduits issus des piscicultures sont de taille modeste (truite dite « portion » soit 23 à 24 centimètres ; ils atteignent rarement 30 centimètres avant d’être capturés) et qu’ils n’ont pas été sélectionnés pour la reproduction. Dans notre secteur, nous pouvons la pêcher dans divers plans d’eau, à l’issue de lâchers programmés (calendrier des lâchers sur le site de la Fédération de pêche 17 – voir « liens » en colonne de droite)).

Truites arc-en-ciel - Saint-Hyppolite (17)

Truites arc-en-ciel prises à la ligne flottante à la teigne dans un étang – Saint-Hyppolite (17)

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Techniques de pêche : conseil personnel

La truite est un poisson nerveux, très combatif, et en plus sa chair est particulièrement savoureuse ! Pour la pêcher en étang à l’issue des lâchers, se munir d’une canne à moulinet (une canne pour la pêche à l’anglaise au flotteur est parfaite). Garnir le moulinet d’un fil de 20/100 sur lequel on fixe un flotteur et une plombée n’excédant pas 2 grammes, et auquel on raccorde un bas de ligne de 30 cm en 14 ou 16/100 avec au bout un hameçon n° 10 ou n° 12. L’action de pêche est simple : régler le flotteur de façon à ce que l’appât évolue entre 2 eaux ou non loin la surface, escher l’hameçon d’un ver de farine, d’une teigne, voire d’un ver de terreau, et lancer le plus loin possible. Il suffit ensuite de ramener doucement la ligne en marquant des temps d’arrêt, puis de relancer jusqu’à la touche, généralement bien franche.

Le goujon

Samedi 22 avril 2017

Le goujon (Gobio gobio) est un petit poisson appartenant à la famille des Cyprinidae et qui autrefois était très commun dans les eaux douces d’Europe. Comme il est très sensible à la pollution de l’eau, les spécialistes le considèrent comme un des principaux bio-indicateurs de la qualité de l’eau. Son corps allongé (15 cm maximum pour un poids d’une trentaine de grammes) n’est pas aplati latéralement comme chez beaucoup de cyprinidés, mais il présente au contraire une section presque ronde. Il est essentiellement présent dans les eaux claires et rapides où les fonds sont sableux ou limoneux, et dans les plans d’eau non pollués. Il apprécie aussi les endroits riches en matières organiques et les rives peu profondes.

Goujon - Le Mung (17)

Goujon pris à la ligne flottante à l’asticot dans le Canal de l’UNIMA – Le Mung (17)

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Poisson grégaire, il aime vivre en bande d’une centaine d’individus. A l’état adulte, ses proies préférées sont les petits mollusques, les larves d’insectes, et les insectes tombés à l’eau ou en train d’émerger, qu’il prélève alors en surface. C’est un poisson fouilleur qui explore le fond grâce à deux barbillons (filaments tactiles) placés de chaque côté de la bouche. Il mord au ver et autres petits invertébrés ainsi qu’à la plupart des appâts conventionnels comme le maïs, la fécule de blé, la mie de pain. Dans notre secteur, il est présent dans la Charente, la Boutonne, et le Canal de l’UNIMA.

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Techniques de pêche : conseil personnel

Le goujon est un poisson renommé pour être manger en friture, mais c’est également un très bon « vif » pour les carnassiers. Comme il n’est pas très abondant dans notre secteur, il est souvent pris « accidentellement » en le pêchant à la ligne flottante. Par contre, il se prend surtout quand on pêche avec une ligne fine ( 8 ou 10/100 maximum) eschée d’un petit ver de terreau ou d’un asticot, du moment que l’appât traîne légèrement sur le fond.

Le gardon

Vendredi 21 avril 2017

Le gardon (Rutilus rutilus) est un poisson de taille petite à moyenne, appartenant à la grande famille des Cyprinidae, et qui vit dans les eaux douces d’Europe et d’Asie occidentale. Mesurant généralement de 15 à 35 cm pour un poids de 50 g à 1 kg, il a une forme hydrodynamique (il est 4 fois plus long que large). Il possède une nageoire caudale assez allongé et rougeâtre, sa nageoire dorsale et ses nageoires ventrales étant positionnées sur le même axe vertical . Il a un œil dont le tour est rougeâtre et une bouche plutôt horizontale.

Gardon - Le Mung (17)

Gardon pris à la ligne flottante à l’asticot dans le canal de l’UNIMA – Le Mung (17)

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Ce poisson rustique vivant parfois en groupe important fréquente toutes sortes d’eaux, du moment que le milieu soit riche en végétaux, dont certains sont consommés par les jeunes et les adultes, et où les alevins puissent se cacher facilement. L’alevin et le tout jeune gardon se nourrissent d’abord de zooplancton, puis passe à un régime de macro-invertébrés benthiques (quand il mesure environ vers 1,5 cm).

Gardons - Romegoux (17)

Gardons pris à la ligne flottante à l’asticot dans le Bruant – Romegoux (17)

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A l’état adulte, ses proies préférées sont les petits mollusques, les larves d’insectes, et les insectes tombés à l’eau ou en train d’émerger, qu’il prélève alors en surface. Dans notre secteur, il est présent partout : dans la Charente, la Boutonne, le Bruand, le Canal de l’UNIMA, tous les plans d’eaux, et les fossés de drainage dans les marais.

Gardons - La Vallée (17)

Gardon pris à la ligne flottante à l’asticot dans un fossé de drainage – La Vallée (17)

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Techniques de pêche : conseil personnel

Le gardon est certainement le « poisson blanc » le plus recherché des adeptes de la pêche au coup. Pour le pêcher en eaux courantes, vous pouvez utiliser le même équipement que pour l’abletteà condition que la ligne soit un peu moins légère (fil de 10/100, flotteur d’au moins 1 gr, et hameçons n° 14 à 16). Par contre, le choix du poste a son importance et l’amorçage sera différent, de même que les esches utilisées : s’installer de préférence en bordure d’herbiers et appâter avec une amorce assez lourde et collante à base de chapelure de pain et de chènevis moulu ; escher l’hameçon avec des asticots, des grains de blés ou de chènevis cuits …. Il suffit alors de régler le flotteur de façon à ce que l’esche évolue juste au dessus du fond, puis dès que ligne est à l’eau, de la retenir avec la canne puis de la relâcher, cette action étant pratiquée en quasi-permanence (technique de l’aguichage). Un rappel régulier et léger de l’amorçage est indispensable pour maintenir les poissons sur le coup durant toute la partie de pêche !

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